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La loge sans les fantasmes Française 

La loge sans les fantasmes

Malgré tout ce qui se publie, la franc-maçonnerie reste une institution mystérieuse. C’est la rançon du secret qui, dans une société avide de transparence, ne peut qu’alimenter des spéculations dans tous les sens. On fait le pari qu’il est pourtant possible d’en parler “sans les fantasmes”, sans procès d’intention ni complaisance.

La loge sans les fantasmesSe présentant comme des maçons «de terrain», YD et AVK, loin de certaines idées préconçues qui font de tous les initiés des laïques radicaux, dépeignent avec nuance les fractures qui traversent la franc-maçonnerie au sujet de la laïcité.
La question de la diversité semble beaucoup questionner les maçons. Saladin l’aborde sous le prisme de la diversité idéologique. Loin d’être monolithique, la franc-maçonnerie accueille en son sein des femmes et des hommes d’horizons souvent très divers. Pour le meilleur comme pour le pire. Pour OP, la question de la diversité des genres ne se résume pas en une opposition binaire masculin/féminin alors que Louise Michel s’interroge sur la légitimité à débattre et surtout à prendre position sur les affaires du monde pour une institution qui ne parvient toujours pas à régler la question de l’égalité des genres en son sein.
Jiri Pragman traite de la question de l’antimaçonnisme qui, loin de disparaître, reste bien vivace et s’inscrit dans le développement inquiétant des phénomènes complotistes. Cette persistance de l’antimaçonnisme n’empêche cependant pas le dialogue. Michaël Privot apporte un éclairage sur les difficiles relations entre maçonnerie et islam et conclut à la nécessité d’une paix des braves alors qu’Eric de Beukelaer, tout en rappelant les antagonismes historiques et philosophiques entre le catholicisme et la franc-maçonnerie, décrit les pistes de convergences entre ces deux mondes que tout semblait pourtant opposer.
Le scepticisme est de mise chez Georges Bauherz, qui, prenant le contrepied de tous les autres auteurs, s’interroge sur l’intérêt que trouvent les maçons à se réunir.
Jean Cornil apporte quelques éléments de réponses à cette question en rappelant que la franc-maçonnerie est avant tout une démarche philosophique.
Démarche qui, comme le rappelle Eliot Huisman, peut mener à des actions concrètes dans le monde profane qui, si elles ne le changeront pas, pourraient au moins contribuer à le rendre un tout petit peu meilleur.
Enfin, Olivier Guilmain décrit une franc-maçonnerie à la croisée des chemins entre agent propagateur d’utopie et outil de reproduction sociale.

Politique: http://politique.eu.org/spip.php?rubrique173

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